Exposition virtuelle d’art publique

Le Centre des Arts Shenkman est également enrichis par des œuvres d’art public, appartenant à la Ville d’Ottawa. Ces œuvres font partie d’une collection permanente qui complète le Centre avec ces six galeries et deux œuvres d’arts publics commandées.

Niveau Inférieur

Carte du niveau inférieur au Centre des Arts Shenkman

1. Reid McLachlan: Nesting Instinct 2007 (détail)

2. France Choinière: Ciné-tableau XXXIX Tête 1991 (détail)

3. Danny Hussey: The Order of things print Works 2005 (détail)

4. Jeff Thomas: FBI Bear with Indian Scout 1996 (détail)

5. Agnes Ivan: Shadows and Silhouettes 1982 (détail)



Détail de Nesting Instinct par Reid McLachlan

1. Reid McLachlan
Nesting Instinct, 2007 (détail)

Dans ses peintures figuratives puissantes, Reid McLachlan explore ce que cela signifie être humain par l'exploration d'identité de foi et la mortalité. Son travail se concentre sur les propres fantômes personnels de l'artiste, mais ils parlent aussi aux soucis d'espoirs et les craintes dans la vie de chacun d'entre nous, l'amour, la mort, la perte, la foi. La prospection commerciale inquiétante sombre, que montre un homme et une femme mettant au point une question se dérangeant dépeint le bouillissage de femme, l'homme contrit. Sa peinture agit comme une forme d'expression personnelle, où les expériences de vie deviennent la partie de son art à l'aide du symbolisme mystérieux et des paysages fumeux, stériles. "Dans mes peintures j'explore les thèmes universels de la condition humaine et cherche la signification, la compréhension et l'espoir dans notre société égocentrique, hantée de matériel". Le travail de McLachlan exige que nous soyons debout ouvert, vulnérable aux craintes qui se cachent au-dessous de notre réalité soigneusement contractée.

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Détail de Ciné tableau de France Choinière

2. France Choinière
Ciné-tableau XXXIX Tête, 1991

L’œuvre de France Choinière possède une qualité obsédante et indéfinissable. Il s’agit bien de photographie, mais les épreuves ont été manipulées et leur surface modifiée; le sujet choisi est essentiellement le portrait, bien que les visages qu’on y découvre soient anonymes et non identifiés. Le spectateur devient à son tour l’objet du regard émanant de ces images arrêtées, entraîné dans le double rôle de l’observateur et de l’observé. C’est précisément le cas avec la série Ciné Tableau, inspirée de l’âge d’or du cinéma : la période du film noir de la fin des années 1940 et des années 1950. France Choinière a utilisé une combinaison de peinture acrylique et d’images Xerox pour créer ces vues fixes et chatoyantes de film, épaississant les ombres pour rappeler l’art de la prise de vues expressionniste et mystérieuse du film noir. France Choinière a étudié les arts visuels à Ottawa et à Montréal. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées, notamment celles du Centre Air Canada et de la Ville d’Ottawa.

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Détail de Order of Things par Danny Hussey

3. Danny Hussey
The Order of Things Print Works, 2005 (détail)

Hussey, dans ses œuvres récentes, entend son inspiration vient de la fascination qu’ont pour lui les illustrations dans les manuels de science à cause de leur simplicité et de leur clarté. Des éléments de la vie quotidienne non reliés sont rapprochés afin de révéler une interconnexité que l’on n’aurait pas soupçonnée. Les images rendues dans les œuvres de Hussey occupent une place moindre que la relation contextuelle entre les images et l’environnement des œuvres. Ce ne sont pas les images qui doivent fournir la matière de l’œuvre, elles servent à révéler le sujet. Chaque image a son identité et sa finalité propres. Mais leur combinaison crée un tout unique.

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 Détail de FBI Bear de Jeff Thomas

4. Jeff Thomas
FBI Bear with Indian Scout, 1996 (détail)

Les images de Jeff Thomas ont stimulé le débat public et politique sur les questions de Première Nations et la représentation, faisant souvent des remarques sur les histoires dites par des monuments publics. La recherche a découvert le fait que, en raison des compressions budgétaires, la sculpture de scout d'Indien se mettant à genoux placée de la base du monument Champlain était non finie la figure aurait été assise dans un canoë et installée dans un emplacement alterné. Le placement actuel de la sculpture caractérise la mémoire historique et la notion de l'Européen comme le vainqueur. Thomas a photographié Ours son fils aux monuments. Thomas est représenté dans des nombreuses collections majeures dans le Conseil du Canada le Duc prestigieux et la Duchesse de Prix d'York dans la Photographie.

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Détail de Shadow par Agnes Ivan

5. Agnes Ivan
Shadows and Silhouettes, 1982

Fusain et graphite sur papier

Les abstractions d’Agnes Ivan illustrent la liberté, la spontanéité et la force. En saisissant des impressions fugaces, elles sont la manifestation de combats, d’espoirs, de désirs et de joies du quotidien. Son approche artistique peut être éclairée par sa définition plaisante de la vocation artistique : « Je crois qu’être un artiste est une combinaison bizarre d’appartenance à un ordre religieux et de dépendance. Vous avez la foi d’un converti totalement engagé et les besoins financiers désespérés d’un toxicomane ». Agnes Ivan, née à Budapest et immigrée en 1962, a obtenu son diplôme de l’Ontario College of Art en 1973. Elle a été monitrice d’art à l’Université de Guelph, à l’École d’art d’Ottawa et à la Toronto School of Art. On retrouve ses œuvres dans de nombreuses collections privées et publiques au Canada, en France, en Allemagne et en Espagne.

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Niveau Centrum

Carte du niveau Centrum au Centre des Arts Shenkman


 

1. Dan Sharp: Making a Decision, 1983-84 (detail)

2. Denis Tourbin: The Watercolours 1985 (détail)

3. Maskull Laserre: Stand

4. Petra Halkes:The Port of Brindisi

5. Isabelle Gauvreau:Buste Venus 7 2005 (détail)

6. Marie-France Nitski: Flying Animals 1988 (détail)

7. John Marok; House/Home 1991 (détail)

9. Adrian Göllner: Stand


Détail de Decision par Dan Sharp

2. Dan Sharp
Making a Decision, 1983-84

L'unicité des peintures abstraites de Daniel Sharp réside dans la distance qu'introduit leur modernisme avec le spectateur qui cherche néanmoins spontanément à y déceler des associations. Composées de cercles, de couleurs, de grilles et de gestualité ses peintures trouvent leurs assises dans un contexte culturel. Sharp considère une œuvre réussie lorsque le spectateur est en mesure de l'interpréter et d'appliquer ce qu'il y trouve à sa compréhension du monde. Des formes géométriques émergent des coups de pinceau nerveux, dilués et luminescents dans Making a Decision. Cette technique est fidèle à son style qui consiste à transformer des formes tranchées en à plats estompés et diffus. Making a Decision a participé à des expositions à St. John's (Terre-Neuve), Peterborough et St. Catharine's (Ontario), où elle a remporté le prix du jury dans l'exposition-concours de la galerie d'art Rodman Hall en 1985. Conservateur expert, Daniel Sharp a été le directeur artistique de la Gallery 101 d'Ottawa de 1989 à 1991. Il dirige actuellement la collection d'œuvres d'art du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.


Détail de Watercolours par Denis Tourbin

2. Denis Tourbin
The Watercolours, 1985

L’œuvre de Dennis Tourbin, poète, peintre et multiartiste, est en quelque sorte une exploration qui oscille entre peinture et littérature, et qui présente le mot imprimé d’une manière visuelle. La technologie en plein essor des médias et de l’information joue un rôle important dans le travail de l’artiste, car les médias culturels ont déplacé l’interaction entre le contenu d’une image et sa relation au sens des mots. Dennis Tourbin, décédé en 1998, a exploré la zone séparant la peinture de la littérature, et a fait sortir le mot de la page imprimée, observant l’explosion des médias et son impact sur la manière dont nous percevons les choses. Il qualifiait ses peintures de poèmes visuels, et avait élaboré une forme multimédia qu’il appelait le jeu peint. Contenant des grands titres de journaux aux couleurs vives et des reproductions de photographies, ses aquarelles cadrent le contexte dans lequel l’art et les actualités en sont venus à être perçus et appréciés. Les nombreuses œuvres de Dennis Tourbin ont été exposées, publiées et interprétées partout en Amérique du Nord et en Europe. On les retrouve au Musée des beaux-arts du Canada, à la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada, aux Archives nationales du Canada ainsi que dans diverses collections privées et publiques du Canada, notamment au Centre des arts de la Confédération de Charlottetown.

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Détail de Resonance par Maskull Lasserre

3. Maskull Lasserre
Resonance
, 2009

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Détail de The Port of Brindisi par Petra Halkes

4. Petra Halkes
The Port of Brindisi

huile sur toile

Petra Halkes est une artiste sociale. Ses œuvres appellent à une réévaluation des images que nous voyons dans les journaux et à la télévision. Dans sa série « On the Move », elle choisit comme sujet la situation des réfugiés politiques, des protestataires et des foules de touristes, qui aspirent tous à de meilleures conditions. The Port of Brindisi décrit la situation de 12 000 réfugiés albanais refoulés vers un port italien. Le gouffre séparant les deux embarcations, l’une vide et l’autre remplie, agrandit encore le fossé entre riches et pauvres, stressant les masses concernées. Le charme inhérent à l’œuvre de Petra Halkes tient davantage du narratif que du tactile, de la sensation viscérale de la peinture, mais dans cette œuvre passionnante, elle unit les deux concepts comme si des plans abstraits de couleurs convergeaient pour former le destin des réfugiés. Née à La Haye, Petra Halkes a immigré au Canada en 1967 et est aujourd’hui installée à Ottawa. Elle a fait des études en art et dans le domaine culturel au Canada et aux Pays-Bas. Ses peintures appartiennent à de nombreuses collections privées et publiques, comme celles du Musée national de l’aviation et de la Ville d’Ottawa.

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Détail de Buste Venus par Isabelle Gauvreau

4. Isabelle Gauvreau
Buste Venus 7, 2005

Dans son œuvre, Isabelle Gauvreau explore les formes féminines, et ce, exclusivement sur papier, support qu'elle affectionne à cause de sa sensualité et de son intimité. Sa thématique et ses préoccupations principales tournent autour de la condition féminine et du rôle et de la place des femmes qui évoluent dans la société. Son exploration de ces thèmes déborde sur le lien essentialiste avec la nature et l'intimité qui marquent la relation qu'ont les femmes avec leurs corps. Gauvreau cherche à faire surgir la beauté de la noirceur, questionne la société et explore de nouveaux moyens de communiquer et de comprendre. Isabelle Gauvreau est titulaire d'un baccalauréat en beaux-arts décerné par l'Université d'Ottawa. Elle a exposé à la Galerie St-Laurent + Hill.

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Flying Animals par Marie-France Nitski

5. Marie-France Nitski
Flying Animals, 1988

Les rêves, une imagination débridée, la mythologie et la vie sont les sources auxquelles Marie-France Nitski a puisé pour créer cet assemblage de créatures émergentes qui s'imbriquent telles les pièces d'un casse-tête. Par des coups de pastels à l'huile et des coloris hardis et contrastants elle crée une explosion multidirectionnelle de pulsions animales. La composition de ses œuvres rappelle la spontanéité du dessin au trait ou des découpages. Née en France, Nitski est venue au Canada pour y étudier les arts visuels-elle y a aussi consacré trois ans d'études au Chili-et réside maintenant à Chelsea. Passionnée d'art préhistorique et du monde des mythes et croyances, ses recherches l'ont menée sur le terrain en Bolivie, en Catalogne, au Brésil, au Mexique et en France. Les fruits manifestes de cette exploration sont les créatures mystiques conjuguées au rêve du vol dans cette œuvre multimédia. Marie-France Nitski a exposé de nombreuses fois-en solo et en groupe-à Ottawa, à Québec et à l'étranger.

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Détail de la peinture

7. John Marok
House/Home, 1991 (détail)

Acrylique sur toile.

Peinte alors que l’artiste n’avait que dix-huit ans, la série Barn illustre clairement les premiers éléments de ce qui allait caractériser les œuvres de John Marok : les motifs figuratifs stylisés de maisons, de plantes et d’objets inanimés. Son tableau intitulé House/Home est enraciné dans le domaine de la réalité et de l’imagination, présentant un paysage québécois de son passé, empreint d’un jeu infini d’apparences. La naïveté enfantine des formes, la simplicité de la composition et les plans lisses de couleur se combinent pour rendre hommage autant au souvenir de l’artiste qu’au sujet lui-même. Né à Montréal, John Marok a fréquenté le cégep John-Abbott et l’Université Concordia. Il a obtenu des subventions du Conseil des Arts du Canada et a pratiqué son art, notamment comme chercheur-résident, en Europe et au Canada. Depuis une vingtaine d’années, il habite et travaille à Wakefield au Québec, où il possède d’ailleurs un atelier.

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 Détail de Stand d'Adrian Göllner

9. Adrian Göllner
Stand
, 2009

Description à venir.

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Niveau Supérieur (3eétage)

Carte du 3e niveau au Centre des Arts Shenkman


 

1. Su Roger : A Fortuitous Confluence of Motives 1989 (détail)

2. Mark Marsters : Seduced by her astrological cat suit, 2001

3. Maggie Wesley: Rhythm of Steps

4. Ineke Standish : Code Blue,1994 (détail)

 

Détail de A Fortuitous Confluence of Motives par Su Roger

1. Su Roger
A Fortuitous Confluence of Motives, 1989 (détail)

Dans cette œuvre, Rogers fusionne deux traditions importantes de l'art occidental, le paysage et le portrait. Elle fait appel à ces traditions pour explorer son appréhension du monde. A Fortuitous Confluence of Motives est une œuvre sertie de réalités tangibles et implicites et d'un sentiment d'isolement. Fort intéressée par le drame psychologique que vivent les gens, elle puise dans ses propres expériences pour reproduire la solitude universelle. Ici, deux fillettes presque identiques en apparence rappellent son expérience personnelle de jumelle monozygote et son esseulement adulte. Rogers aiguise systématiquement son regard introspectif pour explorer les émotions, les motivations, les craintes et les relations de l'univers. Rogers a obtenu un baccalauréat en arts plastique du Nova Scotia College of Art and Design à Halifax.

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Détail de Seduced by her astrological cat suit par Mark Marsters

2. Mark Marsters
Seduced by her astrological cat suit, 2001

émail sur masonite

L’artiste de la région Mark Marsters a toujours été fasciné par les idées populaires, le rôle du spectateur et la relation que l’artiste entretient avec son médium et le public. Les peintures abstraites achetées par la Ville d’Ottawa font partie de la série Technicolour Binge et juxtaposent texte, couleur et motifs audacieux, écartant de la composition toute représentation figurative, de sorte que l’observateur est le seul élément du monde sensible associé à l’œuvre. Le texte prend la place de la personne dans le tableau. Cette série a été présentée à l’École d’art d’Ottawa en mars 2002 peu après le décès de Mark Marsters. Cet artiste talentueux et accompli d’Ottawa a présenté ses réalisations dans des expositions individuelles et collectives au Canada, au Chili et en Angleterre. Ses nombreuses œuvres d’art public peuvent être admirées en divers endroits d’Ottawa et certaines se trouvent dans les collections de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada, de la Galerie d’art d’Ottawa et de la galerie d’art de l’Université Carleton, à la Ville d’Ottawa ainsi qu’à la galerie d’art Owens, au Nouveau Brunswick.

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Détail de Rhythm of Steps par Maggie Wesley

 

3. Maggie Wesley
Rhythm of Steps

L’œuvre Rhythm of Steps est inspiré de la ferme où l’artiste Maggie Wesley a grandit. Cette maison de ferme avait beaucoup d’escaliers et, plus jeune, lorsque Maggie voulait savoir ce que faisaient les adultes, elle se faufilait dans les escaliers pour écouter ce qui se passait en bas. Alors, en concevant cette pièce, il fallait que cette dernière soit mobile, car Maggie était toujours en mouvement. Les escaliers sont donc mobiles : l’observateur peut les repositionner et les reconfigurer comme il le désire pour qu’ils représentent l’environnement qui l’intéresse. Pour commencer, l’artiste a conçu une très petite maquette faite de styromousse et de cartomousse. Une fois qu’elle a eu établit le concept dans sa tête, elle a construit la sculpture à grande échelle. Après avoir trouvé un vieux coffret à couture qui datait des années 1800 et qui s’ouvrait de façon semblable, l’artiste a découvert comment concevoir les joints afin qu’ils puissent s’ouvrir complètement. Cette difficulté a pris environ un an à résoudre. Maggie Wesley a étudié à l'École d'art et de design de l'Ontario et vit présentement à Dunrobin, en Ontario.

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Détail de Code Blue par Ineke Standish

 

4. Ineke Standish
Code Blue, 1994 (détail)

L’œuvre d’Ineke Standish est toujours convaincante et songée et parfois elle peut être dure et difficile à saisir. Ses œuvres transposent non seulement ses inquiétudes au sujet de l’écologie et la transition des matériaux, mais également la transition des enjeux de la vraie vie. Cette œuvre, Code Blue, sous forme de grand pilier d’acier gris et carrée présente des symboles en Braille gravés à la surface. Depuis que son mari est aveugle, Braille est devenu une nouvelle forme de communication pour l’artiste. Les marques en Braille sur l’acier portent la mention « Code Blue » et il s’agit là d’une métaphore traduisant le titre de la structure. « Code bleu » est l’expression médicale employée au cours d’un arrêt cardiaque et on utilise alors le chariot d’urgence pour propulser une décharge électrique au patient afin de le réanimer. Or, au dire de Standish « il ne faut pas prendre cette œuvre au sens littéral, mais il s’agit davantage de montrer la transition inévitable de l’énergie physique et spirituelle ». Ineke Standish a quitté sa terre natale, les Pays-Bas, pour élire domicile au Canada en 1953. En 1995, elle a obtenu son diplôme du Département des arts visuels de l’Université d’Ottawa. Une bourse d’études a été créée en son honneur pour reconnaître l’importance de l’art dans sa vie

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Pour en savoir plus à propos de la collection d’art public de la Ville d’Ottawa.